Texte in Französisch

Le FPÖ ("Freiheitliche Partei") en Autriche – Le "Rassemblement national" (Ex-"Front national") de Marine Le Pen en France / L'intermède Eric Zemmour

___________________________________________________________________________________________

Autriche: Le 1er gouvernement du Conservateur Sebastian Kurz (avec le FPÖ) / Le 2ème gouvernement de Kurz (avec Les Verts) / La chute de Kurz et ses suites

___________________________________________________________________________________________

Autriche: La remontée du FPÖ sous la direction d'un leader plus radical que jamais, Herbert Kickl

Le "Micro européen" sur "France-Info":

José-Manuel Lamarque interroge Danny Leder

Suite à la mort de George Floyd, la plus grande manifestation en Europe contre le racisme a eu lieu à Vienne

La participation de plus de 50.000 manifestants à la marche contre le racisme et les violences policières à Vienne a surpris tout le monde, et en premier lieu les initiateurs de la manifestation, un petit cercle d'Africains-Autrichiens. Parmi eux, la maire adjointe (élue sur la liste du PS) du premier arrondissement (l'hypercentre) de Vienne, Mireille Ngosso, arrivée en Autriche à l’âge de trois ans avec sa famille de l'ex-Zaïre en 1980. Si la police a lors de cette manifestation fait preuve d'une attitude plutôt bienveillante, cela n'a pas toujours été le cas vis à vis des quelques milliers d'Africains qui ont fait souche en Autriche. Le noyau de jeunes militants noirs qui avait appelé à cette manifestation, a été rejoint par une déferlante de jeunes et très jeunes manifestants, des lycéens pour la plupart, arrivés au lieu du rassemblement par classes entières. On peut y voir la continuation du mouvement des grèves lycéennes pour le climat, très puissant en Autriche avant l'apparition du Coronavirus. Probablement, il s'agissait aussi d'un éveil collectif, quasi festif, après les semaines de confinement. Mais la manifestation a été également marquée par l'émergence dans l'espace public autrichien des enfants et petits-enfants de travailleurs migrants issus des pays de l'ex-Yougoslavie, d'autres pays d'Europe de l'est, de réfugiés arrivés du Proche-Orient et même d’Extrême-Orient, notamment de Tchétchénie et d'Afghanistan. Pour une partie de ces jeunes, cette manifestation était probablement aussi une sorte de revanche par rapport aux mauvais traitements et au mépris que pouvaient endurer leurs parents, dans certaines situations, de la part de certains éléments de l'administration autrichienne et de la population. En ce sens, cette manifestation revêtait aussi une signification de politique intérieure: un pieds-de-nez au chancelier conservateur Sebastian Kurz qui avait dans un premier temps gouverné ensemble avec l'extrême-droite xénophobe et adopté certaines facettes du discours de celle-ci. Cette coalition entre conservateurs et extrême-droite a fini par éclater en mai 2019 suite à un scandale retentissant autour de Heinz-Christian Strache, le leader d'alors du parti d'extrême-droite, le FPÖ. Mais Sebastian Kurz est toujours à la tête du pays, bien qu'il gouverne maintenant grâce à une coalition avec le parti des verts autrichiens qui tente de faire contre-poids. Si l'on peut se réjouir de la récente manifestation anti-raciste en tant que puissant signal contre la montée du populisme droitier, il faut néanmoins faire crédit à Sebastian Kurz de s'être montré, à juste titre, très vigilant vis-à-vis du fondamentalisme islamiste qui gangrène une partie, certes minoritaire, de l'immigration et de la jeunesse musulmane en Autriche.    

13/6/2020

"Les laboratoires politiques de l'Europe" sur "France Culture"

Autriche: quand les conservateurs gouvernent avec les verts /
Premiers déchirements, deux mois après la formation de cette alliance gouvernementale, autour du non-acceuil de quelques réfugié/e/s des iles grecques, soupconné/e/s - par le ministre de l'intérieur conservateur - d'êtres des vecteurs du Coronavirus

En Autriche, les conservateurs de l'ÖVP expérimentent une nouvelle alliance avec les écologistes, après l'explosion en plein vol de leur coalition avec le FPÖ, le parti d'extrême-droite. Pour la première fois les verts sont entrés au gouvernement. Mais ce mariage est il vraiment pérenne? 

 

Dans l'émission CULTURES DU MONDE par Florian Delorme.

Avec Patrick Moreau (Chercheur au CNRS, Laboratoire des Dynamiques européennes de l'université de Strasbourg), Jérôme Vaillant (Professeur émérite de civilisation allemande à l'Université Lille 3 et directeur de la revue "Allemagne d'aujourd'hui") et Danny Leder.

11/3/2020

Le "Micro européen" sur "France Info":

L'Autriche aux choix multiples

Le conservateur Sebastian Kurz, vainqueur des législatives du 29 Septembre avec 37,5 pourcent des voix, est néanmoins obligé de trouver un partenaire pour gouverner. Pour l'instant il semble favoriser les négociations avec le parti des Verts qui ont percé avec 14 pourcent. Cela permettrait à Kurz de se recentrer sur la scène européenne et de se ré-approcher des Conservateurs allemands qui avait que modérément gouté l'alliance de Kurz, lors de son premier mandat gouvernemental, avec le FPÖ, un parti d'extrême droite inféodé à Moscou. Mais les positions de Kurz, très restrictifs en matière d'acceuil de réfugiés, et ceux des Verts, plutôt marquées à gauche, restent pour l'instant assez éloignées, et les négociations s'annoncent compliquées et longues.

José-Manuel Lamarque interroge Danny Leder

19/10/2019

Vers une coalition gouvernementale entre le Conservateur Sebastian Kurz et le parti des Verts?
Le FPÖ gravement affecté par les affaires en série de son ex-leader Heinz-Christian Strache

Le Conservateur Sebastian Kurz, après avoir gouverné avec l'extrême-droite, tente un recentrage qui devrait notamment lui permettre de se ré-approcher  des Conservateurs allemands. C'est pourquoi il négocie en priorité avec le parti des Verts en vue de former le prochain gouvernement autrichien. Mais les obstacles restent nombreux, de parts et d'autres.

20/10/2019