Le "Micro européen" sur "France Info":
Le pourquoi du comment de la chute du chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz et la suite
José-Manuel Lamarque interroge Danny Leder
16/10/2021
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Le "Micro européen" sur "France Info":
Le pourquoi du comment de la chute du chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz et la suite
José-Manuel Lamarque interroge Danny Leder
16/10/2021
Club des Correspondants étrangers sur "France-Info TV":
Débat (entre autre) sur Eric Zemmour et Marine Le Pen
Sous la direction de Martin Baumer discutent Alberto Toscano, Joav Toker et Danny Leder.
(Les passages concernant Zemmour / Le Pen se situent au niveau 15:35 et 20:10 de la vidéo)
10/10/2021
Revue Européenne K.
Autriche: Sebastian Kurz, les Juifs et Israël
Le chancelier autrichien Sebastian Kurz, chef du parti conservateur ÖVP, est en pointe dans le soutien à Israël. Lors du récent affrontement avec le Hamas, Il a fait hisser le drapeau israélien sur les bâtiments gouvernementaux, ce qui lui a valu un coup de sang de la part du président turc Recep Erdogan.
Après avoir gouverné d’abord avec le FPÖ, un parti d’extrême droite, Kurz dirige depuis janvier 2020 une coalition avec les Verts ("Die Grünen"), un parti de centre-gauche.
À l’inverse d’autres leaders d’Europe centrale qui écartent les responsabilités historiques de leurs nations, Kurz tient un discours limpide sur l’implication autrichienne dans l’Holocauste.
D’ailleurs, Kurz qui dans un premier temps s’était montré proche de Viktor Orban, notamment en matière de politique (anti-) migratoire, a fini par prendre ses distances vis-à-vis du Premier ministre « illibéral » hongrois, et à se réaligner, partiellement, sur les positions des dirigeants de la CDU/CSU allemande.
Néanmoins, Kurz revendique une politique de très grande fermeté à l’encontre des courants qu’il assimile à « l’Islam politique » au sein des musulmans d’Autriche (dix pourcents de la population autrichienne).
Au sein de la petite communauté juive une satisfaction discrète prévaut. Mais des personnalités juives emblématiques restent à l’écart de l’engouement pour Kurz, en premier lieu à cause de sa politique restrictive en matière d’accueil de réfugiés, et également à cause des affaires de népotisme et de corruption qui assombrissent de plus en plus l’avenir du jeune chancelier conservateur.
Revue K. 14/6/2021
Les alliés verts du parti conservateur assurent la survie du gouvernement Kurz sans Kurz / Malgré la crise, tous les partis rechignent à un retour aux urnes dans l'immédiat / Mais il pourrait s'agir d'un simple sursis, si les prochaines enquêtes judiciaires et revélations finissent par entamer sérieusement la cote de popularité des deux partis de gouvernement mal assortis.
12/10/2021
L'incompréhensible cafouillage des services de sécurité autrichiens: bourde ou manoeuvre de fonctionnaires d'extrême-droite dirigée contre le gouvernement?
Des révélations sur le cafouillage des services de sécurité autrichiens à la veille de la tuerie djihadiste de Vienne qui a couté la vie à quatre personnes et blessé 23 autres, viennent d'ébranler l'opinion autrichienne. L’Anti-terrorisme autrichien avait l’auteur de l’attentat de Vienne, Kujtim Fejsulai (un jeune homme de 20 ans, Autrichien né dans une famille albanaise originaire de Macédoine) déjà dans le collimateur depuis longtemps. Les enquêteurs savaient que Kujtim tentait de se procurer de la munition pour des armes de guerre, qu’il continuait à entretenir des contacts serrés avec des personnalités de la mouvance djihadiste et qu’il fréquentait un lieu de prière que même le magazine viennois « Falter » (plutôt opposé à trop de mesures coercitives vis-à-vis de la mouvance islamiste) classifie de « repaire d’extrémistes ».
En sachant tout cela, il est incompréhensible que les fonctionnaires de l’Anti-terrorisme autrichien n’aient pas alerté la justice, dans la mesure ou ses agissements auraient ramené Kujtim illico en prison. En effet, Kujtim jouissait d’une libération conditionnelle après avoir été déjà condamné et emprisonné pour avoir tenté de rejoindre « l’état islamique » en Syrie.
S’agit-il d’une « simple » bourde ? Ou y aurait-il une manœuvre de la part de fonctionnaires liés à l’ancien ministre de l’intérieur, Herbert Kickl, un des leaders du parti de la droite radicale, le FPÖ. Manœuvre qui aurait eu pour but de laisser les djihadistes agir pour entamer le crédit du gouvernement actuel (une alliance entre le ÖVP, c'est à dire le parti conservateur du chancelier Sebastian Kurz et le parti des Verts. Ce gouvernement avait remplacé, début 2020, la coalition antérieure entre les Conservateurs et le FPÖ). Ou alors, des membres de l'Anti-Terrorisme, liés aux Conservateurs ou au FPÖ, ont voulu déstabiliser la ministre de la justice, Alma Zadic, issue d'une famille de réfugiés bosniaques et membre du parti des Verts, en lui faisant porter le chapeau de la libération anticipée de Kujtim et du manque de réactivité à son égard - dû évidemment à la rétention d'informations de la part des services de sécurité en charge de la surveillance de Kujtim.
Les investigations des médias, notamment de la part du très remuant magazine « Falter », le diront.
D.L.
7/11/2020