Texte in Französisch

Le FPÖ ("Freiheitliche Partei") en Autriche – Le "Rassemblement national" (Ex-"Front national") de Marine Le Pen en France / L'intermède Eric Zemmour

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Autriche: Le 1er gouvernement du Conservateur Sebastian Kurz (avec le FPÖ) / Le 2ème gouvernement de Kurz (avec Les Verts) / La chute de Kurz et ses suites

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Autriche: La remontée du FPÖ sous la direction d'un leader plus radical que jamais, Herbert Kickl

Revue ESPRIT

L'Autriche inflige un revers aux nationalistes et résiste aux injonctions de Poutine et de Trump

 

Le leader nationaliste autrichien, Herbert Kickl, a vu la semaine dernière échouer sa prise-de-pouvoir qui paraissait pourtant déjà actée. Fait significatif : c’est la droite autrichienne qui s’est ressaisie in extremis en renonçant à former un gouvernement sous la direction de l’extrême-droite. L’Autriche échappe ainsi à une dérive autoritaire, et l’Union Européenne au démantèlement de son flanc centre-est.

   Depuis cette rupture salvatrice des négociations entre les Conservateurs du ÖVP et le parti d’extrême-droite FPÖ de Herbert Kickl intervenue le 12 février, une nouvelle solution est à portée de main: la formation d’un gouvernement à trois, incluant les Conservateurs, les Sociaux-Démocrates du SPÖ et le parti libéral « NEOS ».

   Le revirement des Conservateurs qui avaient en dernière instance refusé de suivre Kickl dans ses projet autoritaires et anti-UE, revêt d’une importance qui va bien au delà de la seule Autriche. Même si cet évènement n’a pas eu un très grand écho ailleurs, il s’agit bien d’un revers à la fois pour les projets de Poutine en Europe centrale (où les réseaux du Kremlin voyaient déjà l’Autriche, après la Hongrie et la Slovaquie, tomber dans leur escarcelle) et d’un rejet des  dernières injonctions écervelées à l’Europe, émis par Elon Musk et le Vice-Président américain, J.D. Vance. Ceux-ci avaient exigé de la droite européenne, et notamment allemande, de se soumettre à l'extrême-droite.

   Évidemment, personne peut prédire s’il s’agit pour l’Autriche seulement d’un répit (bienvenu pour les forces démocratiques) ou d’un coup d’arrêt à long terme pour les ambitions de Herbert Kickl. Pour le nouveau gouvernement, le chemin sera encombrée d’embuches. L’ Autriche est d’une part engoncée dans une grave crise de son industrie autrefois florissante, et doit craindre d’autre part l’effet d’attaques à inspiration islamiste comme celle du 15 février qui a couté la vie à un jeune de 14 ans dans une ville du sud du pays, et qui fait suite aux attentats qui ont secoués l’Allemagne voisine.

 
ESPRIT Actualités online, 20/2/2025
Revue ESPRIT

 

Le nationaliste intransigeant Herbert Kickl aux portes du pouvoir en Autriche

 

Un nouveau chainon du flanc centre-est de l’Union européenne risque de faire défaut face aux velléités néo-impériales de Vladimir Poutine et de s’aligner sur le régime de la démocratie entravée du Premier ministre hongrois Victor Orban. Son double autrichien, Herbert Kickl, leader du parti d’extrême-droite FPÖ, est en passe de devenir le chef du prochain gouvernement à Vienne.

 

ESPRIT Actualités, 17/1/2025

Législatives autrichiennes

Herbert Kickl, nationaliste virulent, adepte de Victor Orban et propagateurs de délires complotistes, mène la dance

Les sondages donnent le FPÖ, un parti national-populiste, en tête des législatives de dimanche 29 septembre avec un score d'environ 27 pourcents des voix. L'actuel leader du FPÖ, Herbert Kickl, plus radical et plus méthodique que ses prédécesseurs, aspire à diriger le prochain gouvernement en s'autoproclamant "Volkskanzler" (Chancelier du peuple). Ce terme avait été utilisé par Hitler. Kickl, qui prend modèle sur le Premier ministre semi-autoritaire hongrois Victor Orban, voudrait ainsi signifier sa rupture avec la terminologie de la démocratie parlementaire autrichienne et le rôle habituel d'un "Bundeskanzler" (Chancelier fédéral). Mais grâce à la proportionnelle quasi intégrale en vigueur en Autriche, une majorité seulement relative des voix, comme peut l'espérer Kickl, ne lui permettrait pas de gouverner. Pour cela, il serait obligé de trouver un partenaire de coalition, en premier lieu les conservateurs du ÖVP (qui gouvernent actuellement en alliance avec Les Verts). Pourtant, Kickl avec ses discours virulents et ses prises de postions anti-occidentales (Kickl refuse tout soutien à l'Ukraine et voudrait favoriser l'échange "sécuritaire" avec le Kremlin) a mis la barre probablement trop haute pour rallier les conservateurs.

23/9/2024

Revue ESPRIT:

L'Autriche basculera-t-elle?

par Danny Leder

 

Depuis des mois, les sondages sont unanimes: le FPÖ, un parti d'extrême-droite, devrait se retrouver en tête des législatives du 29 septembre avec un score d'environ 27 pourcents des voix. Si cela débouchait sur une arrivée au pouvoir du FPÖ, les implications pourraient être plus lourdes que lors de ses anciennes participations gouvernementales.

 

ESPRIT Actualités online, 17/9/2024